En résumé
- 💰 Dotation record de 61,7 millions d’euros en 2026, soit une hausse de près de 10 % par rapport à l’édition précédente.
- 🏆 Le vainqueur empoche 2,8 millions d’euros, tandis qu’un joueur éliminé au premier tour repart avec 87 000 €.
- ⚖️ Parité stricte hommes-femmes : mêmes gains à chaque tour depuis 2007.
- 📈 Les qualifications bondissent de 12,9 % avec un dernier tour à 48 000 € pour soutenir les joueurs les moins bien classés.
- ♿ Le handisport en forte progression avec une hausse de 14,55 % de son prize money, une première pour le tournoi.
Une dotation totale record de 61,7 millions d’euros en 2026
Le tournoi de Roland-Garros franchit un nouveau cap en 2026 avec une dotation globale de 61,723 millions d’euros, soit une hausse de près de 10 % par rapport à l’édition précédente. Cette augmentation place le tournoi parisien dans une dynamique de rattrapage vis-à-vis des autres tournois du Grand Chelem, même s’il reste encore derrière l’US Open (82 M€) et Wimbledon. L’Open d’Australie, de son côté, affiche une enveloppe légèrement supérieure. Le prize money total est réparti entre le tableau principal, les qualifications et les épreuves handisport, avec une attention particulière portée aux joueurs les plus tôt éliminés.
Comparaison avec les autres tournois du Grand Chelem
En 2026, Roland-Garros reste le Grand Chelem le moins généreux sur le plan de la dotation globale, mais l’écart se resserre. L’US Open caracole en tête avec 82 millions d’euros, suivi de Wimbledon (environ 75 M€) et de l’Open d’Australie (65 M€). La Fédération française de tennis justifie cette progression par la volonté de soutenir l’ensemble des joueurs, y compris ceux des qualifications. Une stratégie qui fait écho aux revendications des joueurs sur la répartition des gains.
Gains par tour du tableau principal : du vainqueur au premier tour
Voici les montants exacts pour chaque stade de la compétition en 2026. La parité hommes-femmes est totale : les vainqueurs et vainqueures reçoivent la même somme.
| Stade | Gain (en euros) |
|---|---|
| Vainqueur | 2 800 000 |
| Finaliste | 1 400 000 |
| Demi-finale | 750 000 |
| Quarts de finale | 470 000 |
| Huitièmes de finale | 285 000 |
| Troisième tour | 187 000 |
| Deuxième tour | 130 000 |
| Premier tour | 87 000 |
Pour un joueur comme Carlos Alcaraz, vainqueur en 2024 et 2025, la somme de 2,8 M€ s’ajoute aux primes des autres tournois du Grand Chelem – il a déjà empoche près de 3 M€ à l’US Open et 2,9 M€ à Wimbledon l’an dernier. Novak Djokovic, de son côté, pourrait égaler son record de gains cumulés si il atteint la finale.
Les qualifications : un prize money en hausse de 12,9 %
Les joueurs passant par les qualifications bénéficient d’une augmentation notable. La dotation totale de cette phase progresse de 12,9 % par rapport à 2025, une décision prise pour soutenir les concurrents les moins bien classés, souvent confrontés à des frais de déplacement et d’hébergement élevés.
Montants des tours de qualifications
- Troisième tour (dernier tour) : 48 000 €
- Deuxième tour : 33 000 €
- Premier tour : 24 000 €
Ces sommes restent modestes comparées au tableau principal, mais représentent une bouffée d’oxygène pour les joueurs classés entre la 100e et la 200e place mondiale. Un joueur éliminé au premier tour des qualifications repart avec l’équivalent de plusieurs mois de salaire moyen en France.
Parité hommes-femmes : mêmes gains depuis 2007
Roland-Garros applique une stricte égalité des primes entre les hommes et les femmes depuis 2007. Cette année-là, le tournoi parisien alignait pour la première fois les sommes versées aux vainqueurs des deux tableaux. Depuis, le principe est étendu à tous les tours : un joueur ou une joueuse éliminée au troisième tour touche exactement 187 000 €, sans distinction de genre.
Un symbole fort mais des nuances
Si la parité salariale est totale, certains observateurs pointent des disparités dans les dotations des tournois préparatoires ou dans les contrats de sponsoring. Mais sur le plan du prize money, Roland-Garros fait figure d’exemple. Les joueuses, comme Iga Swiatek ou Coco Gauff, peuvent donc viser les mêmes gains que leurs homologues masculins – un point non négligeable dans le débat sur l’égalité dans le tennis.
Pourquoi les joueurs protestent-ils contre la répartition ?
Malgré des montants records, une partie des joueurs, notamment ceux hors du Top 50, estiment que la répartition du prize money est déséquilibrée. Le vainqueur repart avec 2,8 M€, quand un joueur battu au premier tour doit se contenter de 87 000 €. Or, les frais réels pour un joueur de tennis (billets d’avion, hôtel, staff, kiné, coach) peuvent dépasser 100 000 € par an.
Les charges invisibles d’un joueur professionnel
Un joueur classé autour de la 150e place mondiale dépense en moyenne 130 000 € par saison en déplacements, hébergements et salaires de son équipe. Avec 87 000 € de gain au premier tour (brut, avant impôts), le bilan peut être négatif s’il ne passe pas plusieurs tours. Les protestations récentes, portées par des syndicats de joueurs, réclament une plus grande part pour les premiers tours et une hausse des dotations des qualifications. Le rapport entre les recettes du tournoi (environ 330 M€) et la part redistribuée (moins de 20 %) alimente le débat.
Évolution spectaculaire des gains depuis 1983
En 1983, le vainqueur de Roland-Garros repartait avec 63 000 € (en euros constants). En 2026, ce chiffre atteint 2,8 M€, soit une multiplication par plus de 44 en quatre décennies. Cette progression suit l’explosion des droits télévisés et du sponsoring, mais aussi la professionnalisation du tennis.
De 63 000 € à 2,8 M€ : une croissance exponentielle
L’an dernier, le vainqueur touchait 2,55 M€, déjà en hausse de 10 % sur un an. La courbe est nette : les gains augmentent chaque année, portés par l’inflation et la volonté des organisateurs d’attirer les meilleurs joueurs. Carlos Alcaraz, vainqueur en 2025, a ainsi empoche 2,55 M€ – une somme qui semble déjà modeste comparée aux 2,8 M€ de 2026. Le prize money du premier tour est passé de 30 000 € en 2000 à 87 000 € aujourd’hui. Une sacrée évolution, même si les joueurs hors Top 50 en voudraient davantage.
Les gains des épreuves handisport en nette progression
Les épreuves de tennis en fauteuil (simples et doubles) et de quad bénéficient d’une hausse de 14,55 % de leur dotation en 2026. Cette augmentation, bienvenue, porte le prize money total pour le handisport à environ 2 M€, contre 1,75 M€ l’an dernier. Les vainqueurs en simple fauteuil (hommes et femmes) recevront 100 000 €, et les champions du quad 70 000 €.
Un effort salué, mais encore modeste
Si la progression est nette, le handisport reste loin des montants du tableau principal. Les joueurs de fauteuil, comme Gustavo Fernandez ou Diede de Groot, voient leurs gains augmenter, mais le chemin vers une parité totale est encore long. La Fédération française promet de continuer à réduire l’écart chaque année, dans le cadre de sa politique d’inclusion. En attendant, un joueur handisport éliminé au premier tour touche désormais 12 000 €, soit deux fois plus qu’en 2020.
